À l'Espace Bagouet : les messages brodés de femmes en situation d'exil

Jusqu'au 5 avril, l'Espace Bagouet présente une exposition d’œuvres brodées par plusieurs femmes en exil ou réfugiées : "Là où commence la mue". Où les fils deviennent mots et symboles et racontent les épreuves et l'espoir d'une vie nouvelle.
Un visiteur devant l'un des grands paravents mêlant photo et broderie et représentant un visage de femme
Portrait sur paravent, broderie sur toile de lin imprimée, de l'artiste Christine Masduraud et de la photographe Marie Clauzade - © C. Marson
Écouter

Elles s’appellent Palwasha, Astou, Mariam, Ester, Marwa ou Anisa… Elles ont fui leur pays : l’Afghanistan, la Colombie, le Libéria, le Soudan, la Turquie, la Géorgie… Leurs voix, racontant leur périple et leur exil, résonnent en arrière-plan de l’exposition, dans une émouvante bande-sonore et s’entremêlent, comme un autre fil invisible, aux œuvres brodées qui ornent les parois de l’Espace Bagouet. Réfugiées, demandeuses d’asile, elles se sont retrouvées pendant plusieurs semaines, autour d’un projet porté par l’association B comme Bombyx et l’artiste Christine Masduraud. Des ateliers de broderie, leur ont permis de mettre des mots, d’écrire des symboles, pour témoigner de leurs parcours, la tristesse de s’arracher au pays natal et l’espoir d’une vie nouvelle. De ce dialogue, de fil et d’aiguille, d’étoffes, de couleurs et de formes, est né l’exposition émouvante, « Là où commence la mue ». Une exposition présentée jusqu’au 5 avril, mêlant œuvres collectives et créations personnelles, comme un récit polyphonique, aux pouvoirs évocateurs et réparateurs.

Là où commence la mue – Espace Dominique Bagouet – Esplanade des Arts et de la Culture – Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 18h – Entrée libre

montpellier.fr/espace-dominique-bagouet

intérieur de l'espace Bagouet avec les grands paravents de l'exposition et les oeuvres aux murs
© S.M.
Tissage de figures, cartes, mots écrits dénonçant l'oppression du régime des Talibans en Afghanistan
Le régime des talibans en Afghanistan bannit les femmes de l'Université et n'autorise ni musique ni art. Détail de broderie de femmes Afghanes, "Vies Majuscules (La Maison rouge)", 2023-2025 - © S.M.
Un visage avec une bouche rouge, cousue de fil
Série "Les Entêtés", tête bouche cousue, fil de coton brodé sur toile de lin - Christine Masdureau - © S.M.
  • 0
  • 1
Tissage de figures, cartes, mots écrits dénonçant l'oppression du régime des Talibans en Afghanistan
Le régime des talibans en Afghanistan bannit les femmes de l'Université et n'autorise ni musique ni art. Détail de broderie de femmes Afghanes, "Vies Majuscules (La Maison rouge)", 2023-2025 - © S.M.
Un visage avec une bouche rouge, cousue de fil
Série "Les Entêtés", tête bouche cousue, fil de coton brodé sur toile de lin - Christine Masdureau - © S.M.
Christine Masdureau et le groupe de femmes qui ont participé à l'atelier collectif
Les brodeuses de l'atelier de Christine Masdureau et l'association B comme Bombyx devant l'installation "La Grande carte du monde : là où commence la mue" - © C. Marson