Elles s’appellent Palwasha, Astou, Mariam, Ester, Marwa ou Anisa… Elles ont fui leur pays : l’Afghanistan, la Colombie, le Libéria, le Soudan, la Turquie, la Géorgie… Leurs voix, racontant leur périple et leur exil, résonnent en arrière-plan de l’exposition, dans une émouvante bande-sonore et s’entremêlent, comme un autre fil invisible, aux œuvres brodées qui ornent les parois de l’Espace Bagouet. Réfugiées, demandeuses d’asile, elles se sont retrouvées pendant plusieurs semaines, autour d’un projet porté par l’association B comme Bombyx et l’artiste Christine Masduraud. Des ateliers de broderie, leur ont permis de mettre des mots, d’écrire des symboles, pour témoigner de leurs parcours, la tristesse de s’arracher au pays natal et l’espoir d’une vie nouvelle. De ce dialogue, de fil et d’aiguille, d’étoffes, de couleurs et de formes, est né l’exposition émouvante, « Là où commence la mue ». Une exposition présentée jusqu’au 5 avril, mêlant œuvres collectives et créations personnelles, comme un récit polyphonique, aux pouvoirs évocateurs et réparateurs.
Là où commence la mue – Espace Dominique Bagouet – Esplanade des Arts et de la Culture – Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 13h et de 14h à 18h – Entrée libre
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