Une victoire célébrée sous le signe de l’histoire et de la reconnaissance
Brandissant la rose symbolique, Michaël Delafosse a remercié les nombreuses personnes réunies face au Pavillon populaire : « Merci d’être présents dans ce printemps naissant où nous avons le sentiment que cet hiver pluvieux se prolonge encore un peu. Merci d’être là au Pavillon populaire à côté de la stèle mémorielle de Jean Jaurès qui délivre un message pour la paix, que nous devons démultiplier de toutes nos forces face aux tourments du monde. »
Ce lieu, choisi pour son ancrage dans l’histoire montpelliéraine, a été rappelé avec force : les victoires du Front populaire en 1936, l’arrivée de Georges Frêche en 1977 et la campagne victorieuse de 2020.
Ému, le maire a tenu à affirmer « son immense honneur d’être à nouveau réélu maire de Montpellier » et a exprimé son « infinie gratitude » envers celles et ceux engagés tout au long de la campagne. « Merci à vous d’avoir porté cet élan, une élection ce sont des liens humains », avant de saluer la mémoire du docteur Bernard Serrou : « Il incarnait la médecine et son humanisme. Nous n’étions pas du même bord politique, mais un jour il m’a vu à l’œuvre et il m’a témoigné sa confiance et jamais il ne m’a lâché. Ce soir Bernard de là où tu es : merci. »
Un message d’unité et de travail partagé
S’adressant aux habitantes et aux habitants, il a souligné l’énergie reçue sur le terrain : « Je vous ai rencontrés dans cette campagne à coup de clins d’œil, de mains serrées, d’encouragements, d’oreilles tirées parfois. Cela a été formidable et votre énergie se traduit ce soir. »
Dans un esprit républicain, Michaël Delafosse a salué les autres listes pour « dire à l’ensemble des élus qui siégeront qu’ils peuvent être partie prenante de l’avenir de la ville. On n’est pas obligés de s’ériger aux premiers instants opposants. Il nous faut travailler ensemble pour aller de l’avant. »
Puis, il a réaffirmé son engagement : « Je suis le maire qui mettra en œuvre le projet sur lequel il a été élu et je suis surtout le maire de toutes les Montpelliéraines et de tous les Montpelliérains. »
« Gouverner, c’est choisir »
En remerciant les élus et les formations politiques qui l’entourent - écologistes, socialistes, communistes, radicaux de gauche, place publique, parti animaliste - il a rappelé que « cette cohérence fait la diversité des femmes et des hommes qui se sont unis pour donner cohérence à un projet pour la ville. Une clarté sur les valeurs. Je pense que la franchise est un gage de réussite et de succès dans la vie démocratique ».
Une clarté allant de pair avec le célèbre adage de Pierre Mendès France : « Gouverner, c’est choisir ».
Le bilan d'une transformation visible et une feuille de route ambitieuse pour 2032
Revenant sur son premier mandat, Michaël Delafosse a insisté sur les engagements tenus : « En 2020, votre confiance fut immense. Elle a mis sur nos épaules une pression considérable. Mais avec sérieux, avec volontarisme et détermination, nous avons tenu nos promesses. Et à Montpellier, parce que la gauche et les écologistes dirigent de nouveau cette ville, quelque chose a changé : les transports sont devenus gratuits, plus de Montpelliérains peuvent prendre le tramway, les communes de la métropole voient arriver les bustrams, nous ne sommes plus la risée du pays avec une gare non connectée… Ici les espaces publics se sont redéfinis, à l’image de l’Esplanade, de la place Max Rouquette, de la Préfecture. Le quartier de la Mosson, qui est soumis à tant de fragilités aujourd’hui se relève progressivement, voyant disparaitre la tour d’Assas et l’arche Mercure. Nous avons travaillé. Nous avons fait notre cet adage « Dire, c’est faire » et si aujourd’hui les Montpelliérains nous ont accordé leur confiance, c’est parce que nous avons tenu nos promesses. Le respect de la parole donnée est ce qui fonde notre action. »
Le maire a réaffirmé la dynamique engagée : « Nous allons nous mettre au travail, car nous avons un programme pour une ville plus solidaire, une ville plus écologique, une ville plus innovante et une ville plus fraternelle. Le programme pour lequel vous nous avez élus sera mis en œuvre, point par point, jusqu’en 2032. »
Tout en citant plusieurs projets majeurs : transformation des entrées de ville (avenues de Toulouse et de Palavas), base de Lavalette, quai du Verdanson, écoles dehors, affirmation culturelle, extension du musée Fabre, transition écologique, féminisation du sport…
Face aux défis d'avenir : Montpellier, un laboratoire
Évoquant la situation nationale et internationale, Michaël Delafosse a rappelé l’importance de l’action municipale : « Ici, à Montpellier et ailleurs, il nous faut déjouer ce qui apparaît comme un scénario funeste. » Il a insisté sur le rôle des élus locaux : « Il faut nous mobiliser et travailler ardemment. Montpellier est un laboratoire. Ce que nous avons fait peut inspirer (…) les hommes et les femmes veulent des élus qui doivent être capables de transformer, de changer l’ordre naturel des choses, de répondre aux préoccupations de nos concitoyens, sur le logement, sur l’emploi, sur la qualité de nos services publics. Vous devez parler projets. Vous devez parler idées. Vous devez tracer des perspectives. Sans quoi, les forces du repli risquent de l’emporter », avant de poursuivre « il doit exister une mobilisation des maires progressistes pour essayer de déjouer le scénario du pire. »
Vers un nouveau cycle démocratique
Michaël Delafosse a annoncé la poursuite d'une méthode de travail axée sur le bâtir ensemble : « Il y aura des temps démocratiques nouveaux. Nous allons prendre du temps, pour chaque politique publique, de concerter pour élaborer ensemble. Parce que l’intelligence collective, c’est notre force. »
Il a détaillé les chantiers prioritaires : mobilités, emploi, périscolaire… « C’est ainsi que nous travaillerons pour continuer à rendre notre ville plus cyclable, plus marchable » et invité à poursuivre la transformation de Montpellier. « Il est temps que le projet de relier ce centre historique merveilleux de mille ans d’âge vienne rejoindre l’aventure exceptionnelle engagée par Georges Frêche et poursuivie par Hélène Mandroux, Port Marianne. »
Preuve d'une « nouvelle générosité pour bâtir de l’espace public (…) l’espace du commun où nous sommes ensemble. Être ensemble, c’est un art que nous devons cultiver. Nous devons donner de la force à l’espace public pour permettre aux gens d’être ensemble. »
En conclusion, il a réaffirmé l’esprit du mandat à venir : « Ce mandat qui s’engage sera un mandat d’action. Je n’ai qu’une signature : le volontarisme. »
Groupe majoritaire (53 élus)
- Michaël DELAFOSSE
- Marie MASSART
- Hervé MARTIN
- Julie FRÊCHE
- Sébastien COTE
- Muriel RESSIGUIER
- Christian ASSAF
- Tal ANAHORY
- Guylain CLAMOUR
- Fanny DOMBRE COSTE
- Manu REYNAUD
- Clara GIMENEZ
- MICHEL ASLANIAN
- Inbal BENAYON
- Michel CALVO
- Radia TIKOUK
- Eddine ARIZTEGUI
- Fatima BELLAREDJ
- Jean-Louis GÉLY
- Clare HART
- Sophiane MANSOURIA
- Tasnime AKBARALY
- Christophe BOURDIN
- Émilie CABELLO
- Grégoire DELFORGE
- Nelly LACINCE
- Serge GUISEPPIN
- Jacqueline MARKOVIC
- Boris BELLANGER
- Agnès SAURAT
- Laurent NISON
- Élodie BRUN-MANDON
- Yves BARRAL
- Delphine ESSELIN
- Yvan NOSBÉ
- Agnès ROBIN
- Fabrice LECOMTE
- Aurély DI DOMENICO-BARRAT
- Stéphane JOUAULT
- Adama KANTÉ
- Mustapha LAOUKIRI
- Fatma NAKIB
- Nazim SARICA
- Émilie BIONDI
- Alban ZANCHIELLO
- Éliane URTADO
- Maxime ARNAUD-BOUCHARD
- Mylvia HOUGUET
- Colas VALAT
- Annie BENEZECH
- Marwan BARAKA
- Naïma SAYAD
- Stéphane HERNANDEZ
Groupes d’opposition (16 élus)
1. Nathalie OZIOL
2. Antoine BERTRAND
3. Julia MIGNACCA
4. Rhany SLIMANE
5. Livia JAMPY
6. Kamel MOUFID
7. Alenka DOULAIN
8. Nicolas HILLAIRE
1. Mohed ALTRAD
2. Marie-France BOISBAULT
3. Salim JAWHARI
4. Lilit AGHAJANYAN
5. David NOCCA
6. Stéphanie JANNIN
7. Jérémy ORZECHOWSKI
8. Patricia MIRALLÈS