Riche actualité culturelle le 22 avril à la halle Tropisme ! Si la conférence de presse était consacrée à Hyperactive, le nouveau festival de la Cité Créative, sur lequel nous reviendrons, la présence de Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole était attendue. Car il devait s’exprimer sur le devenir de Tropisme, en tant que tiers-lieu in situ, devant un parterre où se mêlaient journalistes, étudiants de l’école supérieure de journalisme (ESJ Pro) et de nombreux acteurs des industries culturelles et créatives (ICC). Mais, il débuta son propos par un soutien très affirmé à la culture et a pointé cette commune du Gard qui la malmène.
« À Vauvert, l’extrême droite a gagné. Les deux premières mesures du maire ont été de déprogrammer une exposition et Jazz à Junas a vu sa subvention annulée. Aujourd’hui, le terme de résistance en faveur de la culture n’est pas un vain mot. À Montpellier, elle est un choix fort et nous ne cédons pas aux vents mauvais de l’époque », a dit le maire de Montpellier avant de s’adresser aux équipes organisatrices visées. « Je veux leur dire solennellement et publiquement ma solidarité. Moi, j’ai reçu un mandat des électeurs pour sauvegarder les budgets de la culture. Nous ne faisons pas cela comme une promesse mais comme une conviction. C’est pour cela que j’ai tenu à être ce matin aux côtés de Vincent Cavaroc et de son équipe. Il faut poursuivre l’esprit pionnier qui a été celui de Tropisme et qui est devenu un haut-lieu de notre vie culturelle. »
Garder l’esprit du lieu
À partir de 2013, sur le site de l’ancienne école d’application de l’Infanterie (EAI), Tropisme avait un bail de onze ans et il est arrivé à terme. Si un déménagement dans le quartier a été évoqué un temps, Tropisme restera finalement sur place. « Nous allons réinventer Tropisme. Dans la transformation du quartier de la Cité Créative, nous allons veiller à ce que l’esprit du lieu, je ne dis pas tout le lieu, soit conservé. On va se mettre rapidement au travail et je veux donc rassurer celles et ceux qui pouvaient être inquiets pour le devenir de Tropisme », a poursuivi Michaël Delafosse avant d’apporter plus de précisions. « Le parking ne sera pas conservé. Désormais, il y a la ligne 5 de tramway et l’idée est de réaliser un cours qui mène jusqu’à Tropisme. On va lancer un concours d’architecture, idéalement à la fin du premier semestre, avec des invariants et la volonté de trouver le modèle économique en préservant l’identité du lieu ».
Un avant et un après
De son côté, Vincent Cavaroc, co-gérant et directeur artistique de Tropisme, a rappelé son attachement « à la singularité du lieu. Nous n’aurons pas la même liberté sur les extérieurs mais on va garder la capacité d’une grande terrasse. Il s’agira de créer une boite dans la boite avec des espaces et des équilibres différents. Mais il y aura un avant et un après avec la même volonté d’avoir des ateliers d’artistes et d’accueillir des ICC ». Tropisme fermera-t-il pendant les travaux, comme c’est le cas pour le cinéma Diagonal ? Difficile de se prononcer à ce stade, mais cet équipement a souvent montré son agilité pour composer avec l’existant. En attendant, le prochain rendez-vous est celui d’Hyperactive, le nouveau festival de la Cité Créative qui, entre le 6 et le 24 mai, va bouillonner de temps forts autour d’expos, de musiques, d’ateliers, de journées pro, de danse, de temps pour les enfants et bien plus encore.