Lors de l’inauguration du nouveau parvis d’entrée du parc Montcalm sur l'avenue de Toulouse, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, a rendu un vibrant hommage à Hélène Mandroux, maire honoraire de la Ville. Car c’est la première femme maire de la Ville qui est à l’initiative de l’achat de ce site de 35 ha qui appartenait à l’Armée. L'ancienne École d'Application de l'Infanterie (EAI) a depuis été réaménagée en un quartier, celui de la Cité Créative et en un grand espace de verdure, le parc Montcalm. Michaël Delafosse a lors de ce temps cérémoniel déroulé sa nouvelle vision de la ville. Une ville plus verte, plus ouverte et résolument tournée vers le temps long de l'urbanisme. Il a aussi indiqué que « cette inauguration marque une étape clé dans la métamorphose du quartier Croix d'Argent et de l’avenue de Toulouse ».
Une promesse tenue
Pour l’actuel édile, cet événement n'est pas seulement une coupure de ruban, mais l'aboutissement d'une vision partagée dès 2013 quand Hélène Mandroux avait dit « il faut ouvrir le parc sur l'avenue de Toulouse ». « Ce projet acquis pour la somme de 35 millions d'euros, représente un effort financier majeur pour la collectivité. C'est donc un choix politique majeur financier », a rappelé Michaël Delafosse, soulignant que cette propriété publique est désormais le socle d'un rééquilibrage de la ville vers le sud.
Michaël Delafosse, maire et président de la Métropole, Laurent Nison, adjoint au maire délégué à l’Urbanisme durable, Stéphane Jouault, adjoint délégué à la Nature en ville et à la Biodiversité, Annie Bénezech, adjointe déléguée au quartier Croix d’Argent, Hélène Mandroux, maire honoraire de Montpellier, et Maarten Van de Voorde, architecte en chef du quartier de la Cité Créative et concepteur du parc, représentant l’agence d’urbanisme et architecture du paysage West 8, ont inauguré le nouveau portail et le nouveau parvis d'entrée du parc Montcalm, avenue de Toulouse à Montpellier.
Le Central Park montpelliérain et la fin de l'artificialisation
Au-delà de la symbolique, cette ouverture préfigure une stratégie de « réinvestissement urbain » qui rompt avec les pratiques passées. Le maire a insisté sur le fait que ce projet incarne un « changement de paradigme en matière d'urbanisme ». Contrairement à l'extension infinie de la ville, la priorité est désormais donnée à la réutilisation des bâtiments existants comme l'ancienne caserne devenue Cité Créative et à la lutte contre l'artificialisation des sols.
La nature reprend ses droits avec des opérations de désimperméabilisation et des plantations massives. « Ce parc doit trouver des moments d'intensité commune et puis d'intimité », a précisé le maire, évoquant un futur « Central Park » accessible à tous, que l'on vienne à pied, en vélo via les nouvelles pistes cyclables, ou par la future ligne 5 du tramway.
Transparence entre le parc et le quartier
Le projet d’ouverture du parc sur le quartier a débuté l’an dernier avec la démolition d'immeubles bordant l'avenue de Toulouse, afin de supprimer l'ancien front bâti qui masquait le parc. Cela a créé une transparence visuelle et une continuité urbaine entre le quartier et le parc. L’entrée a été dotée d’un vaste parvis qui bénéficie d'aménagements pour un coût de 318 000 euros. Du mobilier urbain et un portail majestueux ouvre sur la majestueuse allée de platane. Cette porte a été dessiné par l'architecte Maarten Van de Voorde. Elle porte l'inscription : « les arbres murmurent leurs rêves ». Pour renforcer cette lisière paysagère, un double alignement d'arbres aux essences adaptées au climat méditerranéen (chênes, ormes de Sibérie, micocouliers) a été planté côté rue.
Les futurs aménagements du parc
Le projet prévoit la plantation d'arbres, la création d'un bassin d'orage pour traiter le risque d'inondation dû au Lantissargues, un travail sur les cheminements piétons (boucle des joggeurs de 2 km sur la périphérie du parc et des chemins intérieurs). Par ailleurs, une troisième phase de démolition de bâtiments en lisière de l’avenue de Toulouse aura lieu, pour une ouverture totale du parc sur cette artère. Un projet qui devrait voir des réalisations paysagères et récréatives confiées à l’architecte Maarten Van de Voorde. Elles seront mises en œuvre au fil des années à venir.
L'avenue de Toulouse en pleine métamorphose
L'inauguration de ce parvis n'est que la première phase d'une transformation plus vaste de l’avenue de Toulouse. Autrefois axe routier austère, elle est appelée à devenir une entrée de ville embellie et sécurisée.
La transformation vise à garantir la sécurité des cyclistes et à améliorer la marchabilité pour les personnes à mobilité réduite. Le projet prévoit de développer des enjeux d'ombre (pour faire baisser la température en été) et de favoriser le dialogue entre les commerces et le parc. L'objectif étant de créer un sentiment de continuité entre le boulevard Clemenceau métamorphosé et le Grand M.
Un hommage à la persévérance politique
En conclusion de son discours, Michaël Delafosse a tenu à saluer la ténacité d'Hélène Mandroux face aux critiques de l'époque. « La vie politique fut très éprouvante pour vous... mais au final, vos idées l'ont emporté » a-t-il affirmé avec gratitude. Pour le maire, cette ouverture est la preuve que « rien n'arrête une idée dont le temps est venu ».
Les dernières tranches de construction du quartier de la Cité Créative, avec son école, sa crèche et ses espaces culturels comme Tropisme, viendront parachever ce nouveau pôle de vie, faisant du parc Montcalm, le parc de tous les Montpelliérains, accessible à pied ou en tramway via les lignes 2 et 5.