En juillet 2024, lors du mariage avec le HBF3M, le MHB s’était donné trois saisons pour atteindre la D2 féminine. L’objectif est rempli avec un an d’avance !
« Avec plus de 950 licenciés, dont environ 300 filles, nous sommes le plus grand club de France. Notre objectif est d’atteindre les 2 000 licenciés d’ici cinq ans pour être parmi les plus grands d’Europe. Cela passe par le développement du handball féminin. Le club veut s’installer dans la durée au haut niveau féminin afin de proposer aux jeunes filles la même chose qu’aux garçons, c’est-à-dire l’opportunité d’aller vers l’élite. Mais aussi s’investir plus dans les quartiers avec nos partenaires comme le MUC ou La Chamberte », ambitionne Vincent Hugonnet, président de l’association MHB.
La féminisation du MHB
« La féminisation est un projet de club et de territoire. Au MHB, on veut que les jeunes filles qui adorent le handball soient en mesure de pratiquer leur sport sous nos couleurs. Et aujourd’hui, les résultats sont au rendez-vous des deux côtés, filles et garçons. Le MHB fait partie des clubs locomotives de la ville la plus sportive de France sur ce plan-là », ajoute Julien Deljarry, président du club. Le dirigeant montpelliérain espère se faire entendre sur une organisation optimale des calendriers afin que les filles puissent jouer en lever de rideau des garçons pour créer de beaux évènements autour du handball où le public n’aura pas à choisir entre filles et garçons. De son côté, Dominique Caille, secrétaire générale de l’association, s’attachera à développer la féminisation des instances dirigeantes.
« Devenir la 1re ville de France pour le sport féminin »
La Ville et la Métropole soutiennent cette démarche. Leur but est de faire progresser la pratique des sports féminins à tous les âges, dans tous les quartiers.
« Augmenter le nombre de licenciées tous sports confondus est un enjeu de ce mandat. Nous voulons devenir la 1ere ville de France pour le sport féminin. À Montpellier, l’écosystème est déjà là avec le MHR féminin, le MHSC féminin foot, le MHSC Volley… Cela demande un accompagnement particulier parce que le modèle économique n’est pas au niveau des garçons. Le sport est un droit et nous nous devons de garantir l’accès à ce droit. Au-delà de la vitrine du haut niveau, l’enjeu est aussi que les petites filles dans les quartiers prioritaires puissent pratiquer, connaître la sociabilisation par le sport. C'est aussi l’enjeu de ce soutien au MHB », souligne Hervé Martin, vice-président de la Métropole délégué à la Politique sportive pour toutes et tous.
L’existence d’une section féminine fera partie des critères d’attribution des subventions
« Nous sommes là pour accompagner le sport féminin vers la professionnalisation, pour faire venir les partenaires privés en crédibilisant les projets. Ils auront plus confiance si nous sommes investis. La Métropole va donc ajouter 250 000 euros de subvention pour accompagner la montée en D2 des féminines du MHB. C’est un vrai projet de long terme, et c’est à Montpellier que ça se passe. On met les moyens pour lancer la machine », insiste Hervé Martin. Son homologue à la Ville, Christophe Bourdin, explique que l’existence d’une section féminine fera partie des critères d’attribution de subventions : « Une association sportive avec une section féminine sera plus aidée. Les infrastructures devront suivre, bien entendu, notamment en ce qui concerne les vestiaires pour accueillir les féminines. Nous avons un travail global à accomplir. »
Une légende du club au poste d’entraîneur, Laurent Puigségur
« Pour cette étape, il était important d’avoir un entraîneur de renom, expérimenté. Un ancien de la maison, puisque Laurent Puigségur, qui a remporté 20 titres avec le club, fait partie de notre Hall of Fame. À terme, on veut que 50 % de l’effectif Élite soit issu de Montpellier et de sa métropole. Cette logique de club formateur fait partie de notre ADN. Travailler dans les quartiers prioritaires, c’est aussi aller chercher les talents féminins qui ne se tournent pas vers le handball actuellement », développe Vincent Hugonnet, président de l’association. Océane Villalonga, qui était entraineuse principale la saison dernière, va rester impliquée au sein du club en tant qu’adjointe de Laurent Puigségur. Elle continuera à se former afin d’obtenir les diplômes permettant d’entraîner au plus haut niveau professionnel.
« Ravi de rentrer à la maison. J’ai commencé le hand dans les années 90 au MHB. J’y ai passé 16 ans en tant que joueur, et aussi quelque temps en tant que dirigeant. J’aime ce club, je partage ses valeurs, et je suis très heureux de faire partie de l’aventure du MHB Féminin. Ça va être dur car le passage de la N1 à la D2 n’est pas évident. Il y a une vraie différence, c’est le niveau professionnel. Et les années de montée sont toujours délicates. L’objectif affiché est le maintien. Nous voulons aussi faire monter notre équipe réserve en N2, niveau requis pour faire jouer les filles du pôle Espoirs. C’est important pour la formation régionale. Le talent est présent ici, maintenant il faut le garder, car pour l’instant les meilleures jeunes doivent partir pour progresser. Avec les nouvelles recrues, nous avons une équipe homogène, assez jeune, passionnée, qui a envie de travailler ensemble. J’ai hâte que cela démarre. Nous reprendrons l’entraînement le 20 juillet et le premier match de championnat est prévu le 29 août. »
Lors de sa conférence de presse de présentation, Laurent Puigségur a détaillé le recrutement effectué pour franchir cette nouvelle étape dans l’évolution du club montpelliérain : Flavie Le Doux (ailière), Iona Stemmer (arrière), Meredith Guidani (arrière), Adèle Sommelier (demi-centre), Iris Peltier (arrière) et Louane Degermann (gardienne).