"Le parc zoologique est notre meilleur climatiseur"

02-07-26 - 14:00
À la fin du mois de juillet 2026, le parc zoologique de Montpellier va entrer dans une importante et longue phase de travaux. Il va fermer ses portes au public pendant 29 mois et il rouvrira au second semestre 2028. Il s'agit de créer de grandes espaces de quiétude et de promenade à l'échelle de la métropole et de répondre à des enjeux sur la biodiversité, le climat et le bien-être animal et côté visiteurs, de travailler plus encore sur la médiation scientifique et culturelle.
L'équipe du zoo
Toute l'équipe du parc et les services de la Ville sont mobilisés par les transformations à opérer sur le Grand Lunaret - © C. Marson
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Le 31 juillet 2026, le parc zoologique fermera ses portes au public pour une longue période de travaux de 29 mois. Il rouvrira au second semestre de 2028. Une transformation majeure pour adapter ce site à des enjeux fondamentaux : le bien-être animal, le climat et la biodiversité. 

« Nous allons travailler sur un espace qui s’appelle le Grand Lunaret, un grand parc de 200 hectares et voir comment nous ferons en sorte qu’il puisse être approprié par les habitants de la Métropole. À la question de comment s‘adapter à la canicule, la contribution de la nature est absolument essentielle », commente Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole. Le site est très étendu, mais idéalement desservi par la ligne 5 de tramway avec la station « CNRS- zoo de Lunaret » qui est en connexion avec l’entrée principale et « Agropolis », qui permet de gagner la base de La Valette à travers une merveille de verdure. Chaque année, 7 millions d’euros sont nécessaires au fonctionnement du parc zoologique. L’enveloppe globale des travaux de rénovation, elle, se situera entre 27 et 28 millions d’euros.

Des cheminements plus lisibles

Sur place, les premiers travaux ont consisté à travailler sur la ripisylve du Lez en mobilisant les crédits de plusieurs fondations. « Mais il reste encore beaucoup à aménager pour rendre ce lieu et ses cheminements plus lisibles pour les personnes à mobilité réduite ou avec une poussette », prévient Michaël Delafosse. Il évoque un revêtement spécifique pour que les chemins deviennent des espaces d’agrément et confirme qu’à terme, le parc sera entièrement redessiné et restera gratuit. « L’enjeu, c’est aussi de se dire que les gens vont souvent vers la mer et il faut qu’ils continuent à le faire. Mais ils pourront aussi aller dans cet espace qui, au XIXe siècle, était très prisé pour les sorties en famille. L’histoire de la peinture, à commencer par les tableaux de Bazille et de Laurens, en a témoigné. »   

En chiffres

  • 29 mois de travaux
  • 27,7 millions d’euros investis
  • Avant : 25 espèces, 150 animaux accueillis
  • Après : près de 50 espèces et 300 animaux accueillis en 2028
Orphelinat
Adama Kanté, adjointe au maire pour le quartier Hôpitaux-Facultés, devant l'ancien orphelinat - ©

Grands espaces publics de quiétude

Dans son legs de 1910, le propriétaire terrien Henri Lunaret souhaitait notamment que l’orphelinat qui porte son nom sur le domaine de La Valette reste une propriété utile à tous. Ce sera le cas avec sa mutation en cours vers un tiers lieu scientifique et citoyen. Avant d’évoquer les travaux spécifiques au zoo, le président de la Métropole a rappelé ceux que la collectivité va devoir conduire dans le cadre de la compétence GEMAPI et la lutte contre les inondations. 

« Il s’agit de mieux organiser le débordement du Lez afin de limiter son impact sur l’aval. » L’idée maîtresse du futur parc zoologique, c’est un nouvel écrin de nature avec de grands espaces publics de quiétude. « Le parc zoologique est notre meilleur climatiseur. Le centre pédagogique Darwin va devenir le lieu ressources pour accueillir les classes, les centres de loisirs, les Maisons pour tous afin d’associer les visiteurs à la culture scientifique et à la diversité du vivant. Et nous voulons les recevoir dans les meilleures conditions. » Il rappelle aussi que les travaux de rénovation sont menés pour des raisons de sécurité, « car les normes sont devenues beaucoup plus prescriptives qu’au début des années 2000 ». 

Médiation scientifique et culturelle

C’est ensuite Marine Baconnier, la directrice du parc zoologique, qui a esquissé les contours du futur site. « Avec la mise en conformité et l’amélioration des conditions de vie de nos pensionnaires, le projet a vraiment été construit pour la médiation scientifique et culturelle. On abordera des sujets complètement d’actualité avec l’importance de conserver le monde vivant et d’agir pour le climat. Un des objectifs sera que le visiteur se questionne sur sa place au milieu de ce vivant. Le choix des espèces a été porté au regard du propos pédagogique que l’on veut porter, mais aussi sur notre volonté d’être davantage raisonné dans nos consommations énergétiques. Ce sera un ensemble d’espèces adaptées au climat méditerranéen. Et on consolide notre investissement sur le bien-être animal ». 

Un mariage depuis la clairière

Intervenant sur divers points en complément, Michaël Delafosse a qualifié la serre amazonienne de « gouffre financier » et a dit qu’un appel à manifestation d’intérêt serait lancé pour envisager son avenir. Interrogé sur la baignade dans le Lez, il a indiqué : « on souhaite la rendre possible, mais pas à n’importe quel prix. Il y aura des discussions avec l’autorité régionale de santé et il y a des périodes où cela sera possible et d’autres plus difficiles à obtenir. » 

Le maire de Montpellier a terminé sa visite de terrain avec la presse à hauteur de la clairière du belvédère. Un point haut méconnu et superbe avec vue sur le Pic Saint-Loup qui donna à l’édile la fibre poétique. « Cet espace est tellement agréable que demain des jeunes se retrouveront ici pour une demande en mariage. »   

Vue future du site
Une perspective des futurs méta-enclos. - © La Graine Studio

Le calendrier des travaux

  • Phase 1 – 2025/2026
    Phase préparation des travaux du zoo
     
  • Phase 1 – 1er août 2026
    Lancement de la phase « intense » 
     
  • Phase 1 – 1er août 2026
    Lancement de la phase « intense » 
     
  • Phase 1 – 2e semestre 2026
    Premiers travaux d’aménagement des espaces public à La Valette. 
     
  • Phase 1 – 1er semestre 2027
    Livraison du chemin de Montmaur.
     
  • Phase 1 – 2e semestre 2026 pour 2030
    Lancement de l’appel à manifestation d’intérêt pour la serre amazonienne.   
     
  • Phase 1 – 2e semestre 2028
    Livraison du parc zoologique
     
  • Phase 2 – 1er semestre 2030
    Livraison des équipements de Montmaur.
     
  • Phase 2 – 1er semestre 2030
    Livraison des aménagements de la promenade des berges du Lez.
     
  • Phase 2 – 1er semestre 2031
    Livraison du Grand Parc. 
Future entrée
La future entrée réaménagée du parc zoologique - ©La Graine studio
Vue d'un parcours
Perspective d'un des nombreux parcours de quiétude, seul ou en famille - ©La Graine studio

Source URL: https://encommun.montpellier.fr/articles/2026-07-02-le-parc-zoologique-est-notre-meilleur-climatiseur