Un ring de catch, une structure gonflable géante, un klaxon de bateau, une machine à coups de poing… et des confettis jusque dans les moindres recoins. Durant ce week-end du 5 septembre, les espaces du Corum avaient des allures de gigantesque plateau de télévision.
C’est ici, à Montpellier, que le Zevent a choisi de refermer une histoire commencée dix ans plus tôt. Cocréé en mars 2016 par le streameur montpelliérain ZeratoR, de son vrai nom Adrien Nougaret, le marathon caritatif s’est progressivement imposé comme l’un des rendez-vous majeurs de l’Internet français.
De 16 streameurs à près de 340 créateurs
La première édition avait réuni 16 streameurs et permis de récolter 170 770 euros. Dix ans plus tard, le Zevent a changé d’échelle, mais aussi de dimension. D’abord rendez-vous de la communauté du streaming et du jeu vidéo, il est devenu un événement caritatif populaire, capable de mobiliser des millions de personnes autour d’une même cause.
Pour cette dernière édition, ils étaient 339 à participer à cette ultime édition, près de 90 réunis au Corum et environ trois fois plus à distance. Les dons étaient répartis entre 22 associations, parmi lesquelles la Ligue contre le cancer, Action contre la faim et Amnesty International.
Le Corum transformé en immense plateau
Pendant plus de cinquante heures, le public a pu suivre les émissions depuis Twitch. Concerts, défis, jeux, tombolas et donations goals (des paliers qui déclenchent des défis pour les créateurs ), se sont succédés à un rythme effréné.
Parmi les temps forts de l'événement figurent le concert d'ouverture à la Sud de France Arena du jeudi 4 septembre, qui a réuni Bigflo et Oli, Orchestre curieux feat Marianne et PV Nova, Yamê ou encore Gazo ; mais aussi des défis toujours plus spectaculaires, durant le weekend. Le streameur Byilhan s’est notamment engagé à effectuer un trajet Istanbul-Paris à pied.
Un savoir-faire montpelliérain
Montpellier accueille depuis plusieurs années l’événement, mais aussi les équipes qui en assurent une grande partie de la production. Ce sont les compétences locales de la production audiovisuelle et événementielle qui se retrouvent mobilisées derrière les écrans.