Crime de Trappes : "Soyons unis pour combattre le racisme et l'antisémitisme"

26-10-26 - 18:00
Ce 26 octobre à midi, ceint de l'écharpe tricolore, Michaël Delafosse avait appelé à un rassemblement républicain à la suite des faits survenus à Trappes vendredi dernier. Ils ont coûté la mort à un homme de 26 ans et ont blessé cinq personnes dont une fille de 12 ans. Parlant "d'un crime abject", le maire de Montpellier a dit "que les larmes de douleur sont là et a notamment estimé que "la parole raciste est trop libérée" sur certaines chaînes d'informations en continu.
Maire au milieu de la foule
Plusieurs centaines de personnes ont pris part aujourd'hui au rassemblement à l'appel du maire - © Ludovic Séverac
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Réunies sur le parvis de l’hôtel de Ville, plusieurs centaines de personnes ont répondu ce 26 octobre à la mi-journée à l’appel de Michaël Delafosse. Le maire de Montpellier avait appelé à un rassemblement républicain à la suite de l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Lors de son allocution, il était entouré de nombreux élus de la majorité municipale, de maires de Montpellier Méditerranée Métropole ou de leurs représentants, de Hélène Mandroux, maire honoraire de Montpellier, de Julie Frêche, sénatrice de l’Hérault, et de divers membres des corps constitués. Toutes et tous mesuraient l’importance de se retrouver pour faire face à cette tragédie. 

« Professeur, citoyen parce que juif, et aujourd'hui parce qu'un homme, Pengo Bossio Wangi, citoyen français de couleur noire est mort, parce qu'une jeune fille de 12 ans est entre la vie et la mort, on subit l'abject racisme. Ne pas nous retrouver aurait été une faute. Nos indignations, nos colères ne peuvent pas être sélectives. Nos silences peuvent devenir complices, quand ce qui est le fondement même de notre pays, de nos valeurs, sont remis en cause », a souligné Michaël Delafosse avant d’adresser au nom de l’assistance « nos pensées les plus fortes aux familles, aux proches et de témoigner mon soutien à mon collègue maire de Trappes, Ali Rabeh ».

Réunies sur le parvis de l’Hôtel de ville, plusieurs centaines de personnes ont répondu ce 26 octobre à la mi-journée à l’appel de Michaël Delafosse. Le maire de Montpellier avait appelé à un rassemblement républicain à la suite de l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière.  Lors de son allocution, il était entouré de nombreux élus de la majorité municipale, de maires de Montpellier Méditerranée Métropole ou de leurs représentants, de Hélène Mandroux, maire honoraire de Montpellier, de Julie Frêche, s
La cérémonie, courte et intense, s'est tenue sur le parvis de l'hôtel de Ville - © Ludovic Séverac

Les larmes de douleur sont là

Le maire de Montpellier a aussi tenu à remercier les forces de police qui « au péril de leur vie, avec l'honneur de leur uniforme, ont interpellé celui qui a commis ce crime. Sans leur intervention, sans leur sang-froid, d'autres victimes auraient pu être recensées. Ils sont l'honneur. À Trappes, à Aubervilliers, dans d'autres villes, les larmes de douleur sont là. Les larmes de douleur, ce sont les nôtres. »

Puis, Michaël Delafosse s’est exprimé sur le crime raciste de Trappes et ce qu’il nous renvoie. « La France, ce n'est pas une religion, ça n'est pas une couleur de peau. C'est le fait de vivre ici et de croire qu'ensemble, nous pouvons cheminer pour créer une société fraternelle, juste, où chacun ait sa place, où chacun apporte à l'autre dans le respect. Et là, celui qui a tué, a tué l'idée que nous avons de ce pays qui est inscrit sur le fronton de chacune de nos mairies, partagée dans chacune de nos écoles. Il a voulu tuer ce que nous sommes parce qu'il a visé des gens espérant tuer du noir, de l'arabe, du musulman. C'est un crime abject et le parquet national antiterroriste a qualifié ça de raciste. Le racisme a tué. »

La parole raciste est trop libérée

Michaël Delafosse s’en est pris ouvertement à certains médias. « La parole raciste est trop libérée dans notre société. Elle s'est scandaleusement banalisée. Des chaînes d'informations continues laissent des gens sur des plateaux proférer la haine de l'autre sans mettre la fermeté nécessaire. Ces chaînes font mal. Nous devons être sans aucune complaisance à l'endroit du racisme. » Puis, selon ses termes, il versa une contribution au débat démocratique qui peut être discutée. « Je crois que quand quelqu'un est condamné pour racisme, pour antisémitisme, il doit être rendu inéligible. » 

Puis, il termina par ces mots en pensant à l’avenir. « Ne laissons pas les ténèbres s'emparer de ce beau et grand pays. Soyons unis pour combattre le racisme et l'antisémitisme. C'est ce que nous faisons humblement à travers ce rassemblement. C'est ce que nous disons ensemble, résolument. »

Maire et élus
Le maire de Montpellier a assuré que "ne pas nous retrouver aurait été une faute" - © Ludovic Séverac

Source URL: https://encommun.montpellier.fr/articles/2026-10-26-crime-de-trappes-soyons-unis-pour-combattre-le-racisme-et-lantisemitisme