CONSEIL MUNICIPAL DE MONTPELLIER

Michaël Delafosse a réenclenché son compteur, métronome de l'action publique

30-03-26 - 14:42
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La nouvelle assemblée communale a été installée le 28 mars 2026 au cours d'une matinée riche en émotions. Michaël Delafosse a été élu maire pour la seconde fois, une première depuis 2001. Pour réaliser son programme, il pourra compter sur 26 adjoints et une équipe riche de toutes ses sensibilités. Dans son discours, il a donné les grandes lignes d'un mandat qui sera dense et rythmé avec un maire qui s'inscrit toujours dans une relation de proximité et d'écoute.
Discours du maire au pupitre
Le maire investi s'est longuement exprimé au pupitre pour présenter les grandes orientations du mandat - © L. Séverac
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Avec 53 voix, soit l’entièreté du groupe majoritaire, Michaël Delafosse a été reconduit dans ses fonctions lors de l’installation du conseil municipal, le samedi 28 mars 2026. Un maire de Montpellier n’avait pas été réélu depuis un quart de siècle... Cette séance s’est tenue en présence des élus du conseil municipal des enfants, de nombreux invités en tribune et de près de 500 personnes suivant les débats depuis la salle des rencontres de l’hôtel de Ville. Doyen d’âge des élus présents, Michel Calvo a eu l’honneur - comme c’est l’usage - d’appeler les candidatures : il y en a eu deux. Celle du maire sortant donc, portée par Émilie Biondi Escalier, la benjamine de sa liste et celle de Nathalie Oziol, confirmée par elle-même. Le scrutin ne fit que confirmer le verdict des urnes et Michaël Delafosse a repris son fauteuil de maire pour un second mandat d’au moins six ans, peut-être sept.

En tramway en famille

Quelle plus belle illustration d’une ville à hauteur d’enfants que de voir Cécilia et Meziane, deux jeunes élus ceints de leur écharpe tricolore, remettre symboliquement la sienne au nouveau premier magistrat ? L’instant fut émouvant. Comme celui, auparavant, de le voir arriver en tramway en famille et prenant le temps d’échanger avec les Montpelliérains. Michaël Delafosse s’est ensuite longuement exprimé au pupitre. « Je veux ici dire ma très profonde gratitude et ma reconnaissance à l’ensemble des Montpelliéraines et des Montpelliérains qui m’ont accordé leur confiance. Elle m’honore, elle m’engage, elle m’oblige », a assuré le maire de Montpellier avant de remercier chaleureusement « les hommes et les femmes, nombreux à nos côtés, qui se sont engagés pour porter nos propositions dans le débat démocratique ». Il a aussi transmis un salut républicain aux élus qui ont cessé de l’être en nommant notamment son prédécesseur. 

Maire et jeunes élus
Symboliquement, le maire de Montpellier a souhaité que l'écharpe lui soit remise par deux jeunes élus - © L. Séverac

Un compagnonnage douloureux

Ensuite, moment le plus poignant de la matinée, Michaël Delafosse a rappelé « que la mort est un compagnonnage douloureux lorsque l’on est maire ». Et il parla avec des mots choisis de personnalités de la cité qui ont perdu la vie lors du mandat précédent, comme Patrick Puel, Jean-Louis Gasset, François Lanot, Bernard Serrou, Jean-Paul Montanari, et cita les prénoms de ces enfants victimes de tragédies sur l’espace public : Adam, Julio ou Aymen. Et il termina par l’ancien psychiatre du cabinet médical des Roses, celui qui lui a fait découvrir Montpellier à 12 ans, son propre père... Pensées aussi pour Lionel Jospin dont il a accompagné le dernier voyage, la semaine passée à Paris.   

La suite de son propos concerna résolument l’avenir. Le maire s’adressa pour cela « à mes chers collègues du fond de la salle. Vous êtes le symbole de la relève, la génération qui vient et nous devons agir pour l’avenir et donc pour vous ». Michaël Delafosse réaffirma sa volonté « de faire des choix de rupture qui transforment l’ordre des choses ». Comme celui de la gratuité des transports. « Notre ville est citée en exemple. Les regards se tournent vers elle car elle est inspirante. Montpellier s’occupe d’elle mais se tourne aussi vers le monde. » Et de citer en voisin le nouveau maire de Nîmes. 

Le compteur est allumé

L’édile ne veut pas perdre de temps pour « la mise en œuvre du programme sur lequel nous avons été élus. Dès la fin de ce conseil, le compteur sera allumé dans mon bureau ». Après un hommage appuyé à l’ensemble des agents publics qui mettent en œuvre les orientations décidées, il a martelé « l’exigence du sérieux budgétaire où chaque euro dépensé doit être un euro utile ». Ensuite, le maire de Montpellier a livré un certain nombre d’annonces. La volonté de construire 1 000 logements étudiants avec le Crous, celles d’accompagner les Montpelliérains à travers une agence municipale du logement, de déployer des pensions de familles et de poursuivre les rénovations urbaines « pour réduire les inégalités territoriales »

Il s’agit aussi d’une certaine idée de la ville qui donne une identité forte à l’espace public, ville où l’on trouvera dix nouveaux parcs dont, dès juin, celui du Grand Lunaret, la rénovation de places de nos quartiers comme Émile Combes (Beaux-Arts) ou Jean-Baumel (Plan des 4-Seigneurs). Perspective aussi de permettre à mille familles de pouvoir jardiner « à travers des parcelles agricoles où les enfants seront reconnectés à la nature ». 

Compteur dans le bureau
Sitôt le conseil terminé, le maire a enclenché le compteur dans son bureau. Le métronome de l'action publique - © L. Séverac

ZAT 2027 à Paul Valéry

Outre la construction d’une maison des syndicats et la mise en place d’un office du commerce, le maire de Montpellier a évoqué une nouvelle ZAT pour 2027. Elle aura pour cadre Paul-Valéry « pour raconter la transformation du plan Campus et ouvrir nos universités sur la ville ». Culture toujours avec l’extension du musée Fabre et la reconstruction d’une médiathèque à la Mosson qui aura d’ailleurs une antenne du musée Fabre. Montpellier sera aussi la première ville à accueillir une maison du Maroc. Plus solidaire, plus écologique et plus fraternelle, notre ville soutiendra fortement la réussite éducative avec le projet de l’École dehors et l’apprentissage des langues étrangères dès le primaire. Enfin, Michaël Delafosse ne changera pas. Il sera toujours dans une relation de proximité et d’écoute. Il emprunta à Tocqueville sa citation de clôture « c’est dans la commune que réside la force des peuples libres ». 

Avant la lecture et l’adoption de la charte de l’élu local, le vote des adjoints au maire fut adopté rapidement car sur un scrutin de liste. Michaël Delafosse a indiqué que les délégations seraient connues ultérieurement et qu’il souhaitait également prendre le temps de rencontrer les treize nouveaux maires de la Métropole dans leur mairie. Avant l’apéritif républicain, une gerbe a été déposée dans le parc d’Arménie à la mémoire des anciens élus de la Ville de Montpellier morts au combat. 

Les 26 adjoints au maire dans leur ordre d’élection

1 - Sébastien COTE
2 - Marie MASSART 
3 - Christophe BOURDIN
4 - Tasnime AKBARALY 
5 - Laurent NISON
6 - Agnès SAURAT
7 - Manu REYNAUD
8 - Radia TIKOUK
9 - Serge GUISEPPIN
10 - Muriel RESSIGUIER
11 - Stéphane JOUAULT 
12 - Agnès ROBIN
13 - Eddine ARIZTEGUI 
14 - Inbal BENAYON 
15 - Michel ASLANIAN 
16 - Nelly LACINCE 
17 - Boris BELLANGER 
18 - Émilie CABELLO 
19 - Alban ZANCHIELLO 
20 - Delphine ESSELIN 
21 - Mustapha LAOUKIRI 
22 - Annie BENEZECH 
23 - Yvan NOSBÉ
24 - Élodie BRUN-MANDON 
25 - Sophiane MANSOURIA 
26 - Adama KANTÉ

Elus dans les jardins de la mairie
Première photo du groupe majoritaire municipal dans le parc d'Arménie - © L. Séverac