Réunis pour la troisième fois au mois d’avril, les 102 élus des 31 communes de la Métropole devaient voter notamment le budget primitif 2026 présenté par Renaud Calvat, premier vice-président délégué aux Finances, maire de Jacou.
1,7 milliard de budget principal 2026
Ce dernier a rappelé, comme il l’avait largement expliqué lors du débat d’orientations budgétaires, que « ici et partout en France, les budgets sont difficiles à boucler, mais nous tenons le cap. C’est un budget de transition avec des dépenses d’investissement plus mesurées car nous avons fait les investissements nécessaires sur le précédent mandat ».
90 millions pour une Métropole solidaire,
dont 67 millions d’investissement
- 34 M€ d’aides à la pierre pour permettre aux habitants de se loger via différents dispositifs
- 12 M€ pour le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain du quartier Mosson et 5 M€ pour celui des Cévennes
- 2 M€ pour le Fonds d’équipement des communes en complément de la dotation de solidarité communautaire (DSC)…
44 millions pour soutenir l’attractivité du territoire,
dont 15 millions d’investissement
- 1,7 M€ d’aides pour l’Enseignement Supérieur Recherche Innovation 2021-2027
- 5 M€ pour le foncier et l’aménagement de zones d’activités afin d’accueillir de nouvelles entreprises innovantes et d’installer celles qui sont accompagnées par les incubateurs de la Métropole
- 1,2 M€ pour le déploiement de la fibre optique sur le territoire afin de relier les équipements publics dans les communes…
"L’activité économique est la principale recette de la Métropole"
350 millions pour la transformation des mobilités,
dont 185 millions d’investissement
- 124 M€ pour le tramway dont 66 M€ pour la ligne 5 et 50 M€ pour l’achat de matériel roulant.
- 6 M€ pour l’achat de bus
- 8 M€ pour déployer le bustram dans les communes
- 20 M€ pour poursuivre la rénovation et la sécurisation du réseau TaM…
140 millions pour la voirie et l'espace public,
dont 54 millions d’investissement
- 26 M€ pour les projets communaux
- 25 M€ pour les programmes de sécurisation et de maintenance et les opérations structurantes (couches de roulement RM66, desserte du lycée de Cournonterral, desserte de l'extension ZAC de la Lauze à Saint-Jean-de-Védas)
- 5 M€ de travaux d’urgence de voirie et de marchabilité dans les centre-ville des communes
40 millions pour réduire les risques et assurer la sécurité des métropolitains,
dont 11 millions d’investissement
- 3 M€ pour les travaux de digues du Coulazou à Fabrègues et l’achèvement des travaux de protection des cabanes à Pérols
- 1,3 M€ pour les travaux de restauration écologique des cours d'eaux et la modernisation des ouvrages hydrauliques...
49 millions pour un territoire résilient et souverain,
dont 11 millions d’investissement
- 2 M€ pour une flotte de véhicules métropolitains décarbonés et l’installation de bornes électriques
- 1,5 M€ pour la rénovation thermique et énergétique des bâtiments métropolitains
- 1 M€ pour l’agroécologie et l’alimentation...
128 millions pour gérer les déchets,
dont 7 millions d’investissement
- 1,9 M€ pour l’acquisition d’équipements de pré-collecte
- 1,2 M€ pour les containers
- 1,3 M€ pour les bioseaux...
41 millions pour faire vivre le sport,
dont 9 millions d’investissement
- 0,7 M€ pour la piscine Neptune
- 2,8 M€ pour le réseau des 15 piscines
- 1,9 M€ pour les stades et autres équipements sportifs...
76 millions pour que rayonne la culture,
dont 10 millions d’investissement
- 0,6 M€ pour les œuvres du musée Fabre
- 0,7 M€ pour le fonds d’aide aux Industries culturelles et créatives...
Les recettes fiscales de la Métropole
Depuis la réforme de la taxe professionnelle, la Métropole se prononce sur l’adoption du taux des quatre taxes directes locales : taxe d’habitation, taxe sur le foncier bâti, taxe sur le foncier non bâti et cotisation foncière des entreprises. Pour 2026, ces derniers ne changent pas, excepté le taux sur le foncier bâti qui passe à 5,8 %.
Concernant la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), le taux d’évolution est de 0 %, tout comme celui de la taxe pour la Gestion des Milieux Aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI).
« Pour maintenir l’offre de service public dans la Métropole la plus intégrée de France (nombreuses compétences métropolitaines et équipements au service de tous les habitants qui représentent 1 100 euros par an par habitant en fonctionnement), nous faisons le choix du taux foncier intercommunal à 5,8 %. Nous faisons le choix de l’acter en 2026, pour ne plus y revenir. Pour le propriétaire montpelliérain d’un appartement de 65 m2, l’effort sera de 7 à 8 euros par mois. L’impôt n’est jamais agréable, mais c’est ce qui finance le commun et la qualité de vie. Nous portons une ambition de solidarité territoriale », a conclu Michaël Delafosse, président de la Métropole.