Implantée rue Michel-Colucci, à Montpellier, à proximité immédiate du collège de la Croix d’Argent et de la station de tramway Villeneuve-d'Angoulême, le groupe scolaire occupera une surface de 4 000 m². Il accueillera 16 classes (cinq en maternelle, dix en élémentaire et une classe ULIS) ainsi que deux dortoirs, une salle de motricité, deux bibliothèques, des salles d'activités périscolaires et un restaurant scolaire avec self. Des jardins pédagogiques, des potagers et des espaces dédiés à la classe en extérieur viendront compléter l'ensemble.
Une crèche annoncée
Le démarrage du chantier a été retardé d’environ un an à la suite d’études environnementales supplémentaires exigées par la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement , portant notamment sur la biodiversité et la gestion de l’eau sur le site. Mais cette fois, c’est parti pour un chantier qui devrait durer deux ans. Le coût global de l’opération, financée par la Ville de Montpellier, est estimé à 18 millions d’euros. Le projet prévoit également, à terme, l’implantation d’une crèche attenante qui devrait accueillir 68 berceaux.
Soulager les écoles existantes
Inscrit dans le Plan École 2030, le groupe scolaire répond à la pression croissante sur les écoles d’un quartier qui continue de se densifier. Les établissements environnants (Aliénor d’Aquitaine, Ronsard, Beethoven, Richier ou encore Olympe de Gouges) fonctionnent à flux tendu et il était nécessaire de bâtir un nouvel équipement.
Sur le plan architectural, le projet se conforme aux exigences de la réglementation environnementale. Le bâtiment, conçu en pierre de taille, avec des menuiseries et des bardages en bois, intégrera des dispositifs de protection solaire destinés à limiter les effets des fortes chaleurs estivales.
Une école "géothermique"
Enfin, le recours à la géothermie pour le chauffage de l’établissement s’inscrit dans une logique de maîtrise des consommations énergétiques, déjà expérimentée sur l’école Hypatie, dans le quartier Mosson. Le futur groupe scolaire sera équipé de sondes de géothermie enfouies à plus de 150 mètres sous terre. Elles absorberont la chaleur présente dans le sol (où la température est à 17 °C toute l’année !), qui sera ensuite valorisée avec une pompe à chaleur, dont le fonctionnement réversible alimentera en chaud et froid les bâtiments selon les saisons.
Deux noms symboliques
C’est Juliette Trey, la directrice du musée Fabre qui a attiré l’attention du maire de Montpellier, sur la peintre et sculptrice Rosa Bonheur (1822-1899), qui donne ainsi son nom à l’école maternelle. Rosa Bonheur s’est fait connaître par ses représentations animalières. Très célèbre et largement reconnue de son vivant, elle a rencontré un important succès en France comme aux États-Unis. Après une période d’oubli au XXᵉ siècle, son œuvre connaît aujourd’hui un regain d’intérêt.
L’école élémentaire porte, elle, le nom du chevalier de La Barre (1745-1766). Ce jeune noble a été exécuté en place publique à Abbeville, pour blasphème. Il est devenu, grâce à Voltaire, un symbole de la lutte contre l’intolérance religieuse et pour la liberté de conscience.
Deux noms qui inscrivent l’établissement dans une double référence culturelle et historique, sans lien direct avec le territoire mais assumée comme telle par la collectivité.