En Commun : Comment a débuté l’aventure de Mini bolide montpelliérain ?
Franck Caizergues : Tout a débuté au Mas Prunet, du côté de Montpellier Village en 1984 à l’initiative de Charles Vallat et Olivier Dufour, les deux précédents présidents. Quand j’ai rejoint en tant qu’adhérent ce petit club de modèle réduit, il était voué à disparaitre car le propriétaire du terrain récupérait son bien. Il a fallu retrouver un site et tout reconstruire.
EC : Où vous êtes-vous installés ?
F. C. : La Ville de Montpellier nous a mis à disposition un site dans le quartier Prés d’Arènes, avenue du pont Trinquat, près du Lez et du stade Robert Granier. C’était une friche à l’époque. Avec notre petite équipe de passionnés bénévoles, nous nous sommes remontés les manches et nous avons tout nettoyé. Petit à petit, avec peu de moyens mais beaucoup de volonté et la réutilisation de matériaux, nous avons aménagé notre circuit et toutes les infrastructures nécessaires à la pratique de notre sport. Notre club est un modèle en terme de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) !
EC : Qu’est-ce qui vous a attiré vers le modélisme radiocommandé ?
F. C. : Je suis passionné par tous les sports mécaniques. Mais comme je ne peux pas me les payer à l’échelle une, je les pratique avec des modèles réduits ! Les voitures 1/8e mesurent 50 cm et pèsent un peu plus de 3 kg. Aujourd’hui, j’ai une vingtaine de modèles différents, des thermiques et des électriques. Et l'avantage, c'est qu'elles rentrent toutes dans ma maison !
EC : Qui sont les membres de Mini bolide montpelliérain ?
F. C. : Nous sommes une quarantaine d’adhérents permanents à pratiquer tous les week-ends et à entretenir le site. Des mécaniciens, des chefs d’entreprise, des artisans… Chacun apporte sa compétence et met la main à la patte pour faire vivre le club. Ce sont surtout des hommes, de tous âges. Peu de femmes pratiquent, mais elles participent à la vie du club. Les papas amènent leurs enfants qui prennent vite goût au buggy. L’ambiance est familiale. On partage des repas, on s’aide pour préparer ou réparer les voitures, on se donne des conseils…
Adhérez au Mini bolide montpelliérain
Le MBM est rattaché à la Fédération française du sport automobile (FFSA) via la Fédération française de voitures radio commandées (FFVRC).
Adhésion : 11 euros par mois – engagement pour un an.
L’adhésion donne libre accès au circuit tous les jours de 9h à 19h.
Avenue du Pont Trinquat
Tél. : 0623946686
facebook.com/p/Circuit-du-MBM
YouTube JL DUPONTyoutube.com
EC : Le club compte des champions ?
F. C. : Oui, parmi nos jeunes nous avons un champion d’Europe Junior, Rémy Bermudez. On va tout faire pour l’aider à aller cette année aux championnats du Monde aux États-Unis. Nous avons des pilotes qui participent aux championnats de France comme Lucas Bartuzo. Tous deux seront d'ailleurs présents au Grand prix de Montpellier. Le club compte aussi des petits prometteurs. À côté du circuit principal, nous disposons d’une piste d’initiation en bitume pour débuter qui permet à tous de pratiquer avec leurs premières voitures (à partir de 200 euros en électrique).
EC : Comment le club a grandi ?
F. C. : À la fin des années 90, nous nous sommes rendu compte qu’il manquait en France une course qui fédérait les grands champions. Nous avons décidé de lancer le Grand prix de Montpellier au début de la saison des courses, au mois de février. La première édition en 1998 comptait qu’une trentaine de pilotes de buggy. Aujourd’hui, ce sont 160 pilotes qui viennent de toute l’Europe ! Et les meilleurs, comme le triple champion du monde en titre, l’Italien Davide Ongaro, un professionnel. Ils sont peu nombreux à vivre de ce sport, mais les champions se déplacent avec leur team, leur mécano, ils débriefent de leur course sur leur stand… comme dans les Grand prix de Formule 1 !
EC : Quel est le programme de ce Grand prix ?
F. C. : Les pilotes, notamment ceux en provenance d’Angleterre, s’installent à Montpellier dès le début de la semaine. Jeudi, ce sont les essais libres, vendredi les essais chronométrés, samedi les qualifications et dimanche les finales que je commenterai en direct. Il restera alors 14 pilotes sur la ligne de départ qui seront au coude à coude sur notre circuit de 305 mètres, connu pour sa technicité, que nous aménageons différemment chaque année. Ils vont enchaîner les lignes droites à près de 80 km/heure, s’envoler sur les bosses, négocier les virages, rouler sur des parties en terre ou en béton plus ou moins adhérentes… Côte-à-cote dans le perchoir au-dessus du circuit, les pilotes doivent s’adapter quelles que soient les conditions météo… Les meilleurs font un tour en 32 secondes. Le plus rapide au bout d’une heure non-stop de compétition gagne le Grand prix !
EC : La compétition est rude ?
F. C. : En effet. Il y a beaucoup de tension, de rebondissements, des batailles stratégiques dans les stands... Les pilotes sortent épuisés de leur course. C’est passionnant. Tout le monde apprécie le spectacle, même les non pratiquants. En tribune, on se prend vite au jeu. Tous les pilotes sont très accessibles. L’entrée est gratuite. Le slogan du club, c’est PLP, « pour le plaisir » ! J’invite tous les néophytes à venir découvrir notre discipline, ils repartiront conquis !
Programme du Grand prix Montpellier 2026
- Jeudi 5 février
12h–18h : essais libres
- Vendredi 6 février
8h–18h : essais chronométrés
- Samedi 7 février
8h–13h : qualifications
13h–18h : remontées Dimanche 8 février
8h–16h : remontées
16h : finale (60 min)
17h : remise des prixEntrée libre.
Programme susceptible de modifications en fonction de la météo.