Entre ombres et lumières : découvrir le quartier des Beaux-Arts avec l’Office de Tourisme

03-05-26 - 14:00
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Réputé aujourd’hui pour ses bars et terrasses ombragées, son esprit créatif et son goût de la fête, le quartier des Beaux-Arts a plusieurs fois changé de visage au cours des siècles. On y croise ainsi le souvenir des anciens abattoirs municipaux, comme celui de la sinistre Gestapo qui y sévit pendant la dernière guerre mondiale. Une nouvelle visite guidée de l’Office de tourisme revient sur ce riche passé, entre ombres et lumières.
Groupes de visiteurs sous un grand arbre devant la Maison pour tous Frédéric Chopin
La Maison pour tous Frédéric Chopin, dont l'adresse, 1 rue du Marché aux Bestiaux, évoque le passé du quartier lié pendant plus de 100 ans à l'histoire des Abattoirs - © S.M.
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Après Port-Marianne, Antigone, les quartiers Nouveau-Saint-Roch ou Méditerranée ; mais aussi Boutonnet ou les Arceaux, l’Office de tourisme de Montpellier vous invite à quitter un peu les rues du centre-ville pour aller découvrir quartiers modernes et anciens faubourgs. 

Pour célébrer le printemps, c’est une traversée passionnante, dans l’actuel quartier des Beaux-Arts, qui vous est proposée en une dizaine d’étapes, le temps d’un circuit de deux heures, ménageant plusieurs haltes pour se reposer et se rafraichir. 

Guide et touriste
La Porte du Pila St Gély marquait autrefois l'entrée de la ville et l'enceinte fortifiée datant du 13e siècle. Au sol, un clou en laiton perpétuant le souvenir des pélerins et leur itinéraire sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle - © S.M
Porte du Pila Saint Gely
© S.M.
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Guide et touriste
La Porte du Pila St Gély marquait autrefois l'entrée de la ville et l'enceinte fortifiée datant du 13e siècle. Au sol, un clou en laiton perpétuant le souvenir des pélerins et leur itinéraire sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle - © S.M
Porte du Pila Saint Gely
- © S.M.

Il vous mènera, au bas du Corum, à découvrir l’emplacement de l’ancienne porte du Pila Saint-Gély et de l’hôpital du Saint-Esprit, datant du 13e siècle, et à voyager dans les pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui y faisaient halte. Mais aussi sur les traces des artisans potiers, établis en bordure du Verdanson, à l’époque où Montpellier, avant Moustier et Rouen, était l’une des places fortes de la faïence en France.

Le Verdanson et les graffitis
Frontière naturelle entre l'Écusson et les Beaux-Arts, le Verdanson abritait autrefois sur ses rives le commerce des potiers, des tanneurs et des glacières - © S.M.

Aujourd’hui recouvert partiellement, transformé en une galerie de street-art à ciel ouvert, le Verdanson, affluent du Lez, permet d’évoquer aussi le commerce des peaux et tanneries qui prospérèrent sur ses rives jusqu’au 19e siècle. La porte de la « Blanquerie » ainsi que la maison Court, construite en 1880 par un tanneur du même nom, perpétuent le souvenir de cette activité aujourd’hui disparue. 

Maison du tanneur Court
Constrtuit en 1880, l'immeuble Court, typique des maisons de tanneurs avec un dernier étage autrefois aménagé en terrasse pour le séchage des peaux - © S.M.
Façade des Recollets
La construction du couvent des Récollets s'étire en plusieurs étapes, à partir de 1664. Après la Révolution, le bâtiment fut mis à le disposition du diocèse. Il abrita le Grand Séminaire en 1807. Puis les Archives départementales de l'Hérault - © S.M.
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Maison du tanneur Court
Constrtuit en 1880, l'immeuble Court, typique des maisons de tanneurs avec un dernier étage autrefois aménagé en terrasse pour le séchage des peaux - © S.M.
Façade des Recollets
La construction du couvent des Récollets s'étire en plusieurs étapes, à partir de 1664. Après la Révolution, le bâtiment fut mis à le disposition du diocèse. Il abrita le Grand Séminaire en 1807. Puis les Archives départementales de l'Hérault - © S.M.

La visite prévoit aussi un arrêt devant la Chapelle des Récollets, édifiée au XVIe siècle, et transformée au fil du temps pour accueillir le Grand Séminaire ou encore les Archives Départementales. Avant de pénétrer pour une pause ombragée dans le parc Camille Ernst (1900-1983), du nom du secrétaire général de la Préfecture de l’Hérault, arrêté et déporté pour faits de résistance en 1943.

L’occasion d’évoquer les heures sombres du quartier, siège de la Gestapo à partir de 1942, qui y mena interrogatoires et séances de tortures, entre la villa Saint-Antonin et la villa des Rosiers. Mais aussi le souvenir de l’Abbé Charles Prévost (1870-1947) et de Sabine Zlatin (1907-1996), qui permirent le sauvetage de plusieurs enfants Juifs, dont 44 furent malheureusement raflés par la suite après avoir trouvé refuge dans la colonie d’Izieu.

Square Camille Ernst
Inauguré en 2010, le square Camille Ernst perpétue le souvenir du Secrétaire général de la préfecture de l'Hérault de 1940 à 1943, nommé "Juste parmi les Nations" en 1971 pour avoir sauvé des milliers de juifs pendant la guerre - © S.M.
La Villa des Rosiers
La Villa des Rosiers, avenue de Castelnau, fut le siège des exactions terribles menées dès 1943 par la Gestapo - © D.R.
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Square Camille Ernst
Inauguré en 2010, le square Camille Ernst perpétue le souvenir du Secrétaire général de la préfecture de l'Hérault de 1940 à 1943, nommé "Juste parmi les Nations" en 1971 pour avoir sauvé des milliers de juifs pendant la guerre - © S.M.
La Villa des Rosiers
La Villa des Rosiers, avenue de Castelnau, fut le siège des exactions terribles menées dès 1943 par la Gestapo - © D.R.

En sortant du parc, une promenade dans les petites rues et places autour de la Cité Lunaret permet de découvrir l’architecture hétéroclite du début de siècle, entre cité ouvrière, maisons vigneronnes ou façades d'inspiration art déco. Avant de s’acheminer vers l’esplanade des Beaux-Arts pour évoquer le souvenir des anciens Abattoirs municipaux, qui y fonctionnèrent de 1851 à 1984.

Rue Tourtoulon
Au fil des rues, à la découverte de l'architecture du quartier : de la Cité Lunaret, ses bâtisses évoquant les habitations viticoles des villages du Midi, aux maisons individuelles du "Petit Versailles" - © S.M.
Façade rue Lunaret
© S.M.
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Rue Tourtoulon
Au fil des rues, à la découverte de l'architecture du quartier : de la Cité Lunaret, ses bâtisses évoquant les habitations viticoles des villages du Midi, aux maisons individuelles du "Petit Versailles" - © S.M.
Façade rue Lunaret
- © S.M.
Carte postale ancienne des Abattoirs de Montpellier
C'est en 1851, que la Boucherie, installée rive droite du Verdanson, se déplace sur le site de l'actuel quartier des Beaux-Arts pour abriter l'activité des Abattoirs de Montpellier - © D.R.
Esplanade des Abattoirs
Les Abattoirs ferment définitivement le 31 décembre 1984. Une nouvelle page se tourne pour le quartier - © S.M.
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Carte postale ancienne des Abattoirs de Montpellier
C'est en 1851, que la Boucherie, installée rive droite du Verdanson, se déplace sur le site de l'actuel quartier des Beaux-Arts pour abriter l'activité des Abattoirs de Montpellier - © D.R.
Esplanade des Abattoirs
Les Abattoirs ferment définitivement le 31 décembre 1984. Une nouvelle page se tourne pour le quartier - © S.M.

Pôle économique important de la ville, les Abattoirs s’imposèrent par leur population ouvrière diverse et colorée, comme un lieu de vie et d’animations dont l'empreinte s'étendit bien au delà des limites du quartier. Avec un esprit de village et une solidarité marquée. Fêtes, bals, manifestations sportives s’y succédaient. L'occasion d'évoquer plusieurs figures passées à la postérité, comme César Canetta, fondateur de l’ASBAM ou Henri Doumergue, ancien policier, fondateur du célèbre bar Les Supers Vedettes.

C’est sous le grand micocoulier de l’actuelle Maison pour tous Frédéric Chopin que s’achève la visite. Le bâtiment, ancienne maison de maître, avec double escalier, hébergea de 1984 à 1995 l’École des Beaux-Arts, avant son déménagement au 27 avenue de Nîmes, et l'inauguration en 2001 du bâtiment actuel, siège du MO.CO ESBA. 

Pancartes signalisation maison pour tous et école des beaux arts
© S.M.

Les Beaux-Arts, la renaissance d’un quartier

Prochaines visites – lundi 11 mai à 15h ; samedi 23 mai à 15h ; mercredi 3 juin à 10h30 ; mercredi 24 juin à 10h30

Office de Tourisme Montpellier – 30 Allée Jean de Lattres de Tassigny, Esplanade Charles de Gaulle - 04 67 60 60 60

RDV – Arrêt de tramway Corum (à côté des escaliers du Corum) – Tramway ligne 1, 2 et 4 – arrêt Corum

Information & Réservation >>>

Géraniums aux fenêtres
© S.M.
Visiteurs dans les allées
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Terrasse et bar des supers vedettes
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