Après Port-Marianne, Antigone, les quartiers Nouveau-Saint-Roch ou Méditerranée ; mais aussi Boutonnet ou les Arceaux, l’Office de tourisme de Montpellier vous invite à quitter un peu les rues du centre-ville pour aller découvrir quartiers modernes et anciens faubourgs.
Pour célébrer le printemps, c’est une traversée passionnante, dans l’actuel quartier des Beaux-Arts, qui vous est proposée en une dizaine d’étapes, le temps d’un circuit de deux heures, ménageant plusieurs haltes pour se reposer et se rafraichir.
Il vous mènera, au bas du Corum, à découvrir l’emplacement de l’ancienne porte du Pila Saint-Gély et de l’hôpital du Saint-Esprit, datant du 13e siècle, et à voyager dans les pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui y faisaient halte. Mais aussi sur les traces des artisans potiers, établis en bordure du Verdanson, à l’époque où Montpellier, avant Moustier et Rouen, était l’une des places fortes de la faïence en France.
Aujourd’hui recouvert partiellement, transformé en une galerie de street-art à ciel ouvert, le Verdanson, affluent du Lez, permet d’évoquer aussi le commerce des peaux et tanneries qui prospérèrent sur ses rives jusqu’au 19e siècle. La porte de la « Blanquerie » ainsi que la maison Court, construite en 1880 par un tanneur du même nom, perpétuent le souvenir de cette activité aujourd’hui disparue.
La visite prévoit aussi un arrêt devant la Chapelle des Récollets, édifiée au XVIe siècle, et transformée au fil du temps pour accueillir le Grand Séminaire ou encore les Archives Départementales. Avant de pénétrer pour une pause ombragée dans le parc Camille Ernst (1900-1983), du nom du secrétaire général de la Préfecture de l’Hérault, arrêté et déporté pour faits de résistance en 1943.
L’occasion d’évoquer les heures sombres du quartier, siège de la Gestapo à partir de 1942, qui y mena interrogatoires et séances de tortures, entre la villa Saint-Antonin et la villa des Rosiers. Mais aussi le souvenir de l’Abbé Charles Prévost (1870-1947) et de Sabine Zlatin (1907-1996), qui permirent le sauvetage de plusieurs enfants Juifs, dont 44 furent malheureusement raflés par la suite après avoir trouvé refuge dans la colonie d’Izieu.
En sortant du parc, une promenade dans les petites rues et places autour de la Cité Lunaret permet de découvrir l’architecture hétéroclite du début de siècle, entre cité ouvrière, maisons vigneronnes ou façades d'inspiration art déco. Avant de s’acheminer vers l’esplanade des Beaux-Arts pour évoquer le souvenir des anciens Abattoirs municipaux, qui y fonctionnèrent de 1851 à 1984.
Pôle économique important de la ville, les Abattoirs s’imposèrent par leur population ouvrière diverse et colorée, comme un lieu de vie et d’animations dont l'empreinte s'étendit bien au delà des limites du quartier. Avec un esprit de village et une solidarité marquée. Fêtes, bals, manifestations sportives s’y succédaient. L'occasion d'évoquer plusieurs figures passées à la postérité, comme César Canetta, fondateur de l’ASBAM ou Henri Doumergue, ancien policier, fondateur du célèbre bar Les Supers Vedettes.
C’est sous le grand micocoulier de l’actuelle Maison pour tous Frédéric Chopin que s’achève la visite. Le bâtiment, ancienne maison de maître, avec double escalier, hébergea de 1984 à 1995 l’École des Beaux-Arts, avant son déménagement au 27 avenue de Nîmes, et l'inauguration en 2001 du bâtiment actuel, siège du MO.CO ESBA.
Les Beaux-Arts, la renaissance d’un quartier
Prochaines visites – lundi 11 mai à 15h ; samedi 23 mai à 15h ; mercredi 3 juin à 10h30 ; mercredi 24 juin à 10h30
Office de Tourisme Montpellier – 30 Allée Jean de Lattres de Tassigny, Esplanade Charles de Gaulle - 04 67 60 60 60
RDV – Arrêt de tramway Corum (à côté des escaliers du Corum) – Tramway ligne 1, 2 et 4 – arrêt Corum
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