« Nous sommes très heureux de revenir cette année dans un Pavillon Populaire rénové et embelli, avec notamment un très bel espace de projection, hérité de l’exposition précédente de Raymond Depardon. Nous y présenterons la sélection officielle, avec sept expositions accrochées et onze projetées », se réjouit Peter Vaas, président de l’association Grain d’Image et cofondateur du festival. Le Pavillon Populaire accueillera aussi la résidence d’artiste, en partenariat avec l’association APF France handicap Occitanie. Alexandra Frankewitz propose ainsi cette année À mains nues, un travail sur un couple des environs de Montpellier. Dans le même lieu sera exposé Auto, une collaboration entre Loes de Boer et Mayte Breed, issues de la Royal Academy of Art The Hague, école néerlandaise invitée par le festival.
Huit lieux d’exposition en plus du Pavillon Populaire
De nombreux autres espaces d’exposition accueilleront la sélection parallèle et celle « Hors les murs » : Orangerie du Jardin des plantes, Faculté des Sciences, hôtel du Département Pierre Vives, Maison de Heidelberg, Le Mur Rouge, les vitrine d'ACB&CO (place de Thessalie), la galerie UP/ SIDE TOWN et le Bar à photos. Outre la cérémonie de remise des prix, l’auditorium des Échelles de la Ville (Polygone) hébergera deux rencontres. L’une avec Laura Ligari, co-directrice de l’IPFA (International Photography Festivals Association) et l’autre avec le photographe Alessandro Silverj, qui présente Présence dans le cadre de cette 26e édition. Une autre rencontre, avec la photographe Natalya Saprunova (Toundra saami, l’enfance d’Ouliana), sera organisée à la médiathèque de Castries et sera suivie d’une projection-débat.
« Interroger notre rapport à la réalité »
« Cette édition 2026 présente un équilibre entre des sujets assez graves, à l’image du monde actuel, et des choses plus décalées, plus humoristiques, qui apportent une respiration. Avec le travail de Pascal Sgro, réalisé avec l’aide de l’IA, nous interrogeons nos types de rapport à la réalité. Cette année nous avons également une forte présence de l’écrit dans et autour des expositions, avec de nombreux témoignages qui accompagnent les œuvres, et des ateliers d’écriture en lien avec la photo en partenariat avec la Faculté des Sciences et l’Université Paul Valéry. C’est le signe d’une convergence possible entre les sciences humaines et le domaine de la photographie », détaille Christian Maccotta, directeur artistique des Boutographies.