Depuis 2022, à Montpellier, le concept d’urbanisme transitoire s'appelle Permis d'Imaginer. C'est un moyen de recycler des sites inoccupés et d'y tester des usages qui, peut-être se transformeront en une activité pérenne.
« L’urbanisme transitoire est un outil formidable à notre portée, plaide Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole. Il permet la diversité des initiatives sur des terrains ou des bâtiments inoccupés, lorsque l’usage du site n’est pas encore décidé, ou le temps qu’un projet se réalise ».
Permis d'imaginer sur la ville
Les lauréats de ces appels à manifestation d'intérêt (AMI) occupent les sites pour une durée variable, avec un loyer progressif et une franchise de loyer pouvant aller jusqu'à six mois. Si le projet nécessite des travaux, ils seront à la charge du porteur de projet.
Ce recyclage des usages, dont la Halle Tropisme a prouvé la pertinence, fait son petit bonhomme de chemin. Déjà, six sites expérimentent ce concept, dont un à Celleneuve destiné aux enfants. C’est dans ce cadre qu’avant sa démolition, la tour d’Assas à la Mosson avait accueilli une coopérative artistique, des ateliers, des expositions et une performance funambule.
Un quartier à inventer
Ce n’est pas un hasard si Montpellier Sud, dans le quartier Prés d’Arènes, est le secteur où une grande partie des Permis d'Imaginer a été allouée. Cette ancienne zone industrielle est en mutation. Au fur et à mesure du départ des entrepôts, des garages et des concessions, un espace considérable est à rebâtir et réinventer.
Le dernier appel lancé par la Métropole et Altemed concerne deux locaux d'activités (227 m² et 182,5 m²). Situés en rez-de-chaussée de la résidence Les Temps Modernes, 10 rue du Lantissargues, ils sont à proximité immédiate de l'arrêt Restanque (ligne 4 du tramway).
Tout est à imaginer
« Les projets présentés doivent apporter une plus-value au quartier et profiter aux habitants de Montpellier, et plus largement de la Métropole », prévient Annie Bénézech, adjointe au maire du quartier Prés d’Arènes, qui précise qu’aux côtés des associations et des collectifs, les entreprises et les professions libérales peuvent aussi candidater. Culture, création, service… Le champ est large.
Le projet de la rue du Lantissargues est le 4e Permis d’Imaginer implanté à Montpellier Sud. Non loin, Restanque, le tiers-lieu artistique piloté par le collectif de street-art LineUp, s’est installé en 2025. Dans la rue de l’Industrie, le déménagement du supermarché Lidl a incité l'association Bières d'Occitanie à transformer provisoirement la friche en lieu de vie, en partenariat avec des collectifs montpelliérains.
Acteur de l'économie circulaire
Les Permis d’imaginer ne sont pas seulement destinés à des activités culturelles et festives.
Pour preuve, le Mas réemploi, qui, ayant investi l’ancien site du concessionnaire automobile Opel, avenue du Marché Gare, ambitionne de devenir un acteur efficace de l’économie circulaire locale. Depuis 2024, il collecte, reconditionne et revend des matériaux issus des chantiers. Les 2 000 m² sont partagés entre atelier de stockage et salle d’exposition. Si les entreprises viennent principalement s’approvisionner là, les particuliers ont souvent l’occasion de venir pour acheter et assister à des ateliers spécifiques liés au réemploi.
Vous souhaitez candidater ?
- Téléchargez le cahier des charges directement ici.
- Les dossiers de candidature devront être transmis exclusivement par voie électronique à permisdimaginer@altemed.fr
Date limite de dépôt : 30 octobre 2026 à 12h.