Michaël Delafosse, maire de Montpellier, président de la Métropole, Élodie Brun-Mandon, adjointe déléguée à la Santé, Stéphane Jouault, adjoint délégué à la Nature en ville et à la Biodiversité, Sébastien Cote, adjoint délégué à la Protection de la population, tranquillité publique, Murielle Kordylas, directrice adjointe départementale de l’ARS Hérault, Julia Maguero, membre de l’association des Pollinariums Sentinelles de France (APSF) ont inauguré le pollinarium sentinelle de Montpellier.
Rhinites, conjonctivites, asthme… les allergies aux pollens touchent une part croissante de la population, avec des symptômes gênants. Pour aider à mieux gérer ces périodes critiques, la Ville de Montpellier a mis en place un pollinarium, avec le soutien de l’ARS Occitanie, de l’Association des Pollinariums Sentinelles de France (APSF) et en collaboration avec ATMO Occitanie. Et c’est par un temps ensoleillé de grand vent, propice à la dispersion du pollen, qu’il a été inauguré. C’est dire la nécessité de ce dispositif préventif et novateur, premier du genre en Occitanie, 17e en France.
Contrat local de santé
« Ici on inaugure le premier pollinarium d’Occitanie pour le 27e Contrat local de santé signé et ce n’est pas rien. C’est un enjeu auquel nous sommes très attentifs : celui de la santé environnementale », affirmait Michaël Delafosse lors de l’inauguration, tout en énumérant les nombreuses actions mises en place pour agir pour la qualité de l’air et de l’eau. « Nous devons être au rendez-vous ».
Des enjeux de santé publique et une volonté de garantir une meilleure qualité de vie aux habitants, également confirmée par Murielle Kordylas, directrice adjointe départementale de l’ARS Hérault : « Les enjeux de santé environnementale sont au cœur des politiques de l’ARS et au cœur des préoccupations des citoyens : qualité de l’eau, de l’air, de l’habitant. Le pollinarium va contribuer à informer les particuliers et les professionnels ».
Outil de santé publique et intérêt pédagogique
« On est de plus en plus de personnes allergiques en France, avec 20 % des enfants et 30 % des adultes. En 2050, 50 % de la population sera concernée », rappelait Julia Maguero, membre de l’association des Pollinariums Sentinelles de France (APSF), qui dispose d’une vingtaine d’antennes sur le territoire national, mais n’existe pas dans d’autres pays. « La plupart des personnes allergiques prennent leur traitement antihistaminique trop tard, une fois que les symptômes sont là. C’est une erreur, car plus on prend son traitement dès les premières libérations de pollen et plus celui-ci est efficace », poursuivait-elle. « C'est un luxe de pouvoir disposer d’un pollinarium ».
L’ensemble des partenaires ont rappelé, outre la capacité de ce dispositif à détecter précocement les émissions de pollens allergisants et d'informer en temps réel, son intérêt pédagogique pour les groupes scolaires et les étudiants amenés à fréquenter le lieu.





Qu’est-ce que le pollinarium sentinelle de Montpellier ?
Il s’agit d’un jardin d'observation entretenu par la Ville, regroupant les principales espèces végétales locales dont les pollens sont reconnus pour leur potentiel allergisant. Ces plantes, sélectionnées par des botanistes et des allergologues, sont cultivées et surveillées quotidiennement. L'objectif est de déterminer avec précision les périodes de début et de fin d'émission de pollens pour chaque espèce. Cinq arbres y sont suivis, dont le cyprès, le plus allergisant. Ainsi que sept espèces d’herbacées, dont cinq graminées, auxquelles la population est particulièrement allergique. Il couvre une zone d’environ 40 km autour de Montpellier.
Comment ça marche ?
- Observation quotidienne : Les jardiniers du pollinarium et agents de la Ville spécialisés surveillent tous les jours l'état de floraison des plantes allergisantes.
- Détection des émissions de pollens : Dès qu'une espèce commence à libérer ses pollens, ou finit de les émettre, l'information est immédiatement relevée.
- Diffusion des alertes : Validées par des botanistes et médecins allergologues, les données collectées sont transmises en temps réel aux professionnels de santé et aux habitants inscrits au service d'alerte.
Comment recevoir l’alerte pollens et pourquoi s’abonner
Anticiper les périodes critiques grâce au pollinarium sentinelle, permet de mieux gérer ses allergies et de profiter pleinement de chaque saison. Pour cela, s’inscrire gratuitement à la newsletter « Alerte pollens » permet de recevoir en temps réel des notifications précises sur les périodes d'émission des pollens allergisants, près de chez soi, à Montpellier.
>>> Rendez-vous sur le site officiel, pour une inscription simple, rapide et gratuite :
alertepollens.org
Cette information aide à :
- Commencer son traitement préventif au moment optimal, soit avant l'apparition des symptômes, et l’arrêter dès la fin d’émission des pollens ;
- Adapter ses activités quotidiennes pour réduire son exposition aux pollens ;
- Améliorer sa qualité de vie en limitant les effets des allergies saisonnières.
Il est recommandé également de se rapprocher d'un médecin allergologue qui vous accompagnera dans l'adaptation du traitement.

Ce pollinarium sentinelle s’inscrit dans le cadre de notre Contrat local de santé signé avec l'ARS en 2022, au sein duquel nous mettons en avant l’intérêt à être acteur d’une meilleure santé environnementale. C’est un outil multiple mis en place en transversalité entre les services, qui sont nombreux à avoir travaillé ensemble pour offrir cette alerte. Éducatif, il permettra aux jeunes d'apprendre à repérer les différents végétaux de leur environnement particulier. On va pouvoir amener des classes pour étudier, avec leurs professeurs, ce que sont les végétaux, expliquer la floraison, les pollinisations, leur impact sur la santé... Il y aura un avant et un après la mise en place de ce pollinarium. Véritable outil de santé publique, il permet aux personnes allergiques d’avoir accès à l’information, de pouvoir adapter leur traitement et d’être réactives. L’information est la base de tout. Elle permet de s’adapter à la vie de son territoire. C’est également l’occasion de montrer qu’on peut faire du beau en santé publique. Cela en dit long également sur notre vision de la santé, qui est très large, et qui vise à agir sur les déterminants de santé.