Quand le cinéma nous invite à passer à table

Du vendredi 23 janvier au dimanche 1er février, Montpellier et plusieurs villes de la région accueillent la 28ᵉ édition du Festival chrétien du cinéma. Un rendez-vous ouvert à tous les publics, qui mêle projections, débats et rencontres autour d’un thème qui, cette année, est aussi simple qu’universel : « À table ».
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S’asseoir à une table n’est jamais un geste anodin. « La table est l’espace où les liens se tissent, où les histoires s’échangent, où les regards se croisent », rappelle Luc Jourdan, le directeur du festival. « À travers le cinéma, le festival explore ce lieu familier où se révèlent à la fois la joie du partage, les tensions familiales, les conflits sociaux et les espérances de réconciliation. Dans la tradition biblique comme dans l’histoire du cinéma, la table est un symbole fort. C’est l’accueil de l’autre, l’alliance, mais aussi le lieu de vérité ». 

Un thème qui parle à tous

Vingt longs-métrages composent la programmation. Des chefs-d’œuvre du patrimoine côtoient des films plus rares ou audacieux. On pourra ainsi redécouvrir La Corde, le chef-d’œuvre d’Alfred Hitchcock, savourer la poésie sociale de Lamb de Yared Zeleke, ou encore se délecter de l’humour noir et gourmand de Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet.

Le cinéma français occupe une place importante dans la programmation, reflet d’un pays où le repas est un art de vivre reconnu par l’Unesco. Le Japon est également à l’honneur avec trois films, dont Les Délices de Tokyo, qui célèbre la transmission et la délicatesse des gestes culinaires.

La séance d’ouverture donnera le ton avec Adua et ses compagnes d’Antonio Pietrangeli, pépite du cinéma italien, où les repas disent autant que les mots la dignité et les désillusions des personnages.

Un festival pour tous les publics

Le festival ne se limite pas aux projections, tient à préciser Arielle Domon, vice-présidente de l’association Pro-Fil qui organise le festival avec l’association Chrétiens et Cultures : « Chaque film est présenté et suivi d’échanges animés par des spécialistes du cinéma. Des conférences, des débats et des moments conviviaux complètent le programme. Nous souhaitons que chaque séance soit une invitation, un lieu de partage ». 

Des séances sont spécialement proposées aux jeunes, aux scolaires et aux familles, avec des films accessibles et des temps d’échange adaptés. Le festival se déploie dans plusieurs lieux : centre Rabelais, cinémas Utopia et Nestor Burma à Montpellier, mais aussi Prades-le-Lez et Béziers. 

La programmation est à retrouver ici

Soutiens aux talents 

Le samedi 24 janvier, à 16h au Centre Rabelais, une séance « Documentaire et courts métrages » en Occitanie fera découvrir les films de jeunes talents régionaux, qui font mouche et qui bousculent. Parmi eux, Finir au Soleil, du montpelliérain Ephrem Koering. Ce court-métrage très personnel a bénéficié du Fonds d’aide à la création ICC de la Métropole de Montpellier. Quand à Mémé, de Juliette Coget et La loi des séries, de Christophe Pujol et Olivier Guérin, ils ont été accompagné par le Bureau d’Accueil des Tournages de la Métropole. 

À lire : Finir au Soleil