Sur le site du Mas de Barlet, avenue Nina-Simone à Port Marianne, le promoteur immobilier Cogedim a réalisé la résidence Orion Sky qui, sur sept niveaux, accueillera 67 logements. L’artiste Prooz – présent lors des dernières éditions de Solid’Art au Zénith Sud – est à pied d’œuvre depuis une dizaine de jours pour la réalisation d’une œuvre monumentale (de plus de 300 m²) intégrée à la façade de l’immeuble et voulue par le promoteur.
« On veut donner du sens et une âme à nos résidences, explique Pierre Cabrol, le directeur Occitanie de Cogedim. Dès l’intention architecturale et la thématique de l’intervention, on fait en sorte que les gens n’achètent pas qu’un logement, mais qu’ils aient tout un récit autour de l’immeuble. L’art fait partie de la mise en avant de l’opération comme toutes les prestations qu’ils vont avoir à l’intérieur de leur logement. On fait cela depuis plus de dix ans. »
Une fresque de 21 mètres de haut
Le 20 décembre, les élèves de l’école voisine de Chengdu, partie prenante du projet, sont venus voir le prolongement mural de la créativité artistique impulsée en classe. Et ils ont pu échanger avec Prooz. « Qu’est-ce qui est le plus difficile à faire pour vous ? », ose le premier doigt levé. « Toutes nos images, vous les avez mélangées ? », complète un autre. « La partie la plus dure est de faire le croquis de départ. Quand je suis contre le mur, je ne vois pas le dessin. Je vois juste des formes. C’est pour cela que j’ai oublié la cédille sur le haut. Mais, je vais remonter pour l’ajouter. J’ai fait un dessin par rapport à la commande de Cogedim et je me suis aussi servi des vôtres. Il y en a même un où j’ai ajouté une soucoupe », répond l’artiste. À bord d’une nacelle, Prooz a débuté son travail à plus de 21 mètres de haut. Sur l’œuvre finale, les dessins des enfants sont à hauteur des pinces à linge.
Les galaxies à l’aquarelle
« C’est tout à fait le prolongement de ce que nous avons fait en classe. C’est même mieux car je ne pensais pas que cela serait aussi grand », assure Élodie Pocquerusse, professeur des écoles des CM1/CM2, présente aux côtés de Delphine Charlier, la directrice de l’école. On a travaillé sur les galaxies à l’aquarelle et chaque enfant a fait son dessin pour la fresque. Le résultat est très fidèle. Cela a représenté quatre séances de travail en arts plastiques. À la maison, ils avaient aussi la possibilité de poursuivre en écrivant des petits poèmes. La phrase de cette fresque est directement issue de l’imagination d’un élève. » ll s’agit d’ailleurs de Gaétan et certains haïkus se retrouveront dans les parties communes de l’immeuble.
« Sur cette opération, qui est emblématique pour nous, poursuit Pierre Cabrol, il y a une première intervention avec un grand designer qui nous a fait dans le hall d’entrée une constellation avec des éclairages. Il y a cette œuvre monumentale sur de l’urbanisme transitoire qui était une façon d’habiller ce pignon et nous sommes gâtés avec la phrase écrite par l’élève car elle est forte et elle fait vibrer. On fera aussi une fresque, plus petite, dans l’école. L’art ouvre les chakras et il est un repère dans la ville. » Tous les lots d’Orion Sky sont déjà vendus et une inauguration est prévue au printemps.