Le 30 mars, à la Halle de l’Innovation de Montpellier, un véhicule atypique a attiré tous les regards lors de sa présentation. Ni tout à fait vélo, ni complètement bus, le Ouicycle est une invention signée Matthieu Spillmann, fondateur de la start-up France Quadricycle, hébergée et accompagnée par le Business & Innovation Centre (BIC) de Montpellier. Et ce soutien n’a rien d’anodin : c’est dans cet incubateur d’excellence que le projet a pris son envol, pour devenir l’un des symboles de la mobilité durable de demain.
Une solution pour les transports urbains
Le Ouicycle est un quadricycle électrique, modulable, capable de transporter jusqu’à dix passagers. Pensé pour les trajets de moins de 10 km, il s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux seniors, en passant par les personnes à mobilité réduite. « C’est une réponse concrète à un vrai vide dans l’offre de transport urbain. C’est un véhicule qui combine confort, stabilité, zéro émission et inclusivité, avec une autonomie énergétique unique grâce au pédalage, au freinage régénératif et à ses panneaux solaires », explique Matthieu Spillmann.
Ça roule à Saint-Georges-d'Orques
Installée à Montpellier depuis 2024, France Quadricycle fabrique à Saint-Georges-d’Orques. Le Ouicycle labellisé Greentech Innovation par le ministère de l’Écologie a déjà séduit Saint-Georges-d’Orques, première à l’avoir adopté pour le ramassage scolaire.
« Avec le Ouicycle, on remplace jusqu’à 15 voitures par trajet. À terme, c’est près de 30 véhicules en moins chaque jour autour de l’école », indique Mehdi Khouda, animateur périscolaire de la commune, qui utilise chaque jour le véhicule.

Une aide à l'achat
Avec un objectif de 100 véhicules produits d’ici 2026, la start-up montpelliéraine veut s’imposer comme pionnière du "vélo-bus" à la française. Un défi de taille, mais porté par une énergie locale et durable. Séduite par le succès de cette expérimentation, la Métropole de Montpellier a voté en 2023 un dispositif d’aide à l’achat de quadricycles à assistance électrique destiné aux 31 communes du territoire. La collectivité prend en charge jusqu’à 80 % du prix d’achat, dans la limite de 22 000 euros, rendant cette solution innovante accessible à un plus grand nombre de communes. Plusieurs d’entre elles se sont montrées intéressées.